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Ardennes belges

Une forêt qui m’appelle - des week-ends cherchant à m’enfuir … 

Me baladant entre ces arbres, le vent et le froissement des branches comme seul bruit… Et puis un oiseau et un autre, des crissements provoqués par le bois, par une branche, par des insectes ici et là, cette solitude omniprésente en ville disparait - jamais je ne me suis sentie seule en forêt. Le sol d’une douceur couvert de mousse et d’épines - un univers enchanteur qui se fait rare. Difficile en se promenant à travers ces arbres de ne pas s’imaginer à quoi cela a ressemblé auparavant et effrayant de s’imaginer à quoi cela va ressembler dans peu de temps… 

Mais aujourd’hui tout est là, tout est magique et qui suis-je pour prédire l’avenir? Peut-être l’humain se réveillera et comprendra … il faut essayer d’y croire, pour elle, pour la forêt, car personne d’autre ne le fera. 

La forêt est un refuge. Essayant de déranger le moins possible par ma présence, si je m’immobilise et que je patiente tout ce qui semblait endormi se réveille autour de moi… La musique qui est propre à la forêt s’installe et partage avec générosité les notes de son morceau - elle nous raconte qui sont les musiciens, quelle saison nous sommes et si la journée débute ou touche à sa fin. Avec un peu de chance un musicien, habituellement bien caché, fait son apparition. Quand les lumières s’éteignent et que la nuit se réveille, même s’il reste le plus souvent caché, parfois on peut l’entendre faire son entrée - le brame se mélange à la musique du soir, plus doux que le tonnerre dans une tempête, plutôt comme le tuba dans un orchestre. Rare mais identifiable entre mille par la douceur de ses graves.

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